La boite vide par Léo Larguier (1944). Petites Histoires pour bibliophiles. Editions Fournier, 1944.

LA BOITE VIDE Les deux vieux libraires, M. Quesnel et le père Martin qui se retrouvaient chaque soir dans ce petit café d'habitués y étaient venus un peu plus tôt que de coutume. La journée avait été sinistre. Une pluie glacée leur avait interdit la promenade qu'ils faisaient, après déjeuner, le long des quais naufragés, dont les boîtes étaient fermées comme d'énormes coquilles luisantes. Joseph, le garçon, leur apporta un café au lait et ils se mirent, bien entendu, à parler de la seule chose qu'ils aimaient sur terre, des bouquins du XVIIe siècle et des éditions originales du XIXe. - J'ai vendu, ce matin, dit le père Martin, les épreuves corrigées par Barbey d'Aurevilly, vous

Hélie Josset (1636?-1711?), un imprimeur-libraire chez les jansénistes. Quelques pistes pour le pist

L'arrivée récente d'une série de volumes sur mes rayonnages m'a forcé à m'intéresser à un libraire du XVIIe siècle que je n'avais finalement pas ou peu croisé depuis une vingtaine d'années. C'était donc l'occasion de m'y intéresser de plus près. Il s'agit d'Hélie Josset. Le site data.bnf.fr qui regroupe bon nombre de biographies concernant libraires et imprimeurs des siècles passés nous fournit quelques précieuses informations : En mai 1646 il entre en apprentissage pour 5 ans chez le libraire parisien Jean Pillé puis passe chez Nicolas Portier en février 1650. Il est reçu libraire le 11 mars 1660 et imprimeur en 1686. Il est âgé de 65 ans lors de l'enquête de novembre-décembre 1701. Il sera

La Trouvaille par Léo Larguier (1944). Petites Histoires pour bibliophiles. Editions Fournier, 1944.

LA TROUVAILLE Depuis plus de trente ans, M. Honoré Larivière (*) cherchait des bouquins dans les boîtes des quais et, lorsqu'il ne pleuvait pas, on était sûr de le rencontrer entre le pont Royal et le pont Sully. Il habitait rue Jacob et, depuis longtemps, il ne connaissait de la rive droite que le quai de la Mégisserie et celui de l'Hôtel-de-Ville, parce qu'on y trouvait des bouquinistes. Je le connaissais un peu. Il était assez sauvage mais de bonne compagnie, et nous échangions parfois quelques propos. Je savais qu'il entassait des milliers de volumes dans trois petites pièces sous les toits. Tous ses trésors étaient à l'abandon et parmi ces milliers de livres il eût été impossible

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