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Charles DUCLOS [Charles Pinot Duclos] | Maurice POUZET (illustrateur) | Les Confessions du Comte de *** par Charles Duclos. Gravures originales de Maurice Pouzet. | La Panorama des Moeurs, Editions Vialetay, 1956 | Un des 30 exemplaires de collaborateurs.

 

Charles DUCLOS [Charles Pinot Duclos] | Maurice POUZET (illustrateur)

 

Les Confessions du Comte de *** par Charles Duclos. Gravures originales de Maurice Pouzet.

 

Le Panorama des Moeurs, Editions Vialetay, 1956

 

1 volume in-8 (22,5 x 15 cm), en feuilles, de 184 pages. Avec 12 pointes sèches hors-texte coloriées au pochoir à l'aquarelle. Sans emboîtage.

 

Tirage à 451 exemplaires.

 

Celui-ci, un des 30 exemplaires hors commerce destinés aux collaborateurs (sur papier vélin teinté des manufactures de Lana).

 

La présente édition, réalisée par Jacques Vialetay, éditeur à Paris, 22 rue Serpente, a été achevée d’imprimer le 10 avril 1956 par Pierre Gaudin. Les cuivres ont été tirés par André Moret sur la presse à bras, et la mise en couleurs réalisée en l’atelier de François Wils. Henri Jonquières en a établi la maquette.

 

"Comme chaque vice et chaque ridicule sont communs à plusieurs personnes, il est impossible de peindre des caractères, sans qu’il s’y trouve quelques traits de ressemblance avec ceux mêmes qui n’en ont pas été les objets. Ainsi l’on ne doute point que ces mémoires n’occasionnent des applications où l’auteur n’a jamais songé. Ces interprétations partent de gens de peu d’esprit et de beaucoup de malignité. D’autres, trop méprisables pour mériter un éloge, trop obscurs pour exciter la satire, n’en ont pas moins la fatuité de croire qu’un auteur les a eus en vue. Ils s’élèvent contre un ouvrage, il semble qu’il n’y ait que l’intérêt d’autrui qui les touche ; mais il est aisé de remarquer que les endroits qu’ils blâment avec le plus d’aigreur, ne sont pas toujours ceux dont ils ont été le plus choqués." (Avertissement)

 

"Charles Pinot Duclos dut à ses travaux historiques et à l’esprit brillant qu’il manifesta dans les salons son admission successivement à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, puis à l’Académie française dont il devint le secrétaire perpétuel. Né à Dinan en 1704, orphelin très tôt de son père, sa mère l’éleva avec fermeté. Il répondit avec la plus grande déférence aux désirs maternels et fut un excellent élève. De Rennes à Paris, au collège d’Harcourt, puis après des études de droit, jusqu’aux cafés et aux salons littéraires, le chemin n’est pas très long pour un jeune homme bien doué. Doué, il l’était notamment pour les conversations galantes que les mœurs libertines de la Régence rendaient faciles aux sujets pourvus d’un esprit leste et d’une main experte. Il fallait à Duclos un fond solide d’honnêteté, de lucidité, pour ne pas se laisser entamer profondément par les excès auxquels il se livrait. Ses fréquentations d’hommes de lettres, ses dispositions pour la littérature, son esprit, dont la réputation ne tarda pas à se répandre, le gardèrent de choir définitivement dans la perversité extrême de la société. Les dons d’observation aiguë qu’il possédait s’exercèrent dans les divers milieux qu’il fut amené à pénétrer depuis celui de la petite galanterie, jusqu’à, et plus spécialement, celui du « monde ». C’est ainsi qu’il entra dans la carrière des lettres par la petite porte : scènes satiriques, poésies fantaisistes furent ses premiers exercices. Mais à fréquenter constamment des écrivains ou des groupes littéraires : Voisenon, Crébillon fils, Caylus, le salon de Mlle Quinault, la cadette, celui de Mme Geoffrin, il prit goût à des travaux plus sérieux et n’attaquant pas immédiatement la littérature d’imagination, il se délivra tout d’abord en des œuvres historiques savantes. Celles-ci furent assez nombreuses et remarquées pour qu’elles favorisent son accession à un siège de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1739. Cette distinction lui donne un nouvel élan et il aborde enfin une œuvre plus originale et personnelle. De cette époque datent l’Histoire de Madame de Luz, anecdote du règne de Henri IV (1741), puis les Confessions du Comte de… (1742) ; qui obtinrent un succès considérable et l’imposèrent comme un des écrivains les plus valables de sa génération. Mémoires pour l’Académie, essai de théâtre sans succès, puis, pour se distraire, Acajou et Zirphile, conte merveilleux de deux adolescents, entrecoupent ses travaux pour l’Histoire de Louis XI, que lui avait commandée le roi et qui, parue en 1745, lui valut la chaleureuse approbation de Voltaire. Sa carrière est alors à l’apogée et la faveur de ses pairs se manifeste par son admission à l’Académie française. Bien vu à la Cour, il est nommé en outre historiographe de France. Essayiste dans l’âme, porté à une certaine vision philosophique de la société, sa loyauté foncière éclate dans la peinture qu’il en fait. Succédant à des Considérations sur les Mœurs, les Mémoires pour servir à l’histoire des mœurs du XVIIIe siècle, sont un ouvrage important pour la connaissance des sentiments et des actes de ce XVIIIe siècle qui intéresse toujours, et parfois intrigue le public. À 51 ans, il est nommé Secrétaire perpétuel de l’Académie, à laquelle il se consacre de plus en plus. Sa production s’en ralentit. Il travaille encore aux Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV, la Régence et le règne de Louis XV, et meurt à 68 ans, en 1772, honoré de l’estime sincère de ses contemporains. Duclos laisse l’image d’un aimable sceptique à l’égard du règne et de la domination féminine. S’il s’est livré sans contrainte au charme de la femme, il semble qu’il y ait eu en lui un témoin clairvoyant pour le guider, le freiner et le mettre en garde. Jamais cette emprise du sexe aimable n’est intervenue dans le domaine de sa vie intellectuelle et morale. Elle ne lui a apporté qu’une sorte d’excitation cérébrale, éteints les effets d’un entraînement physique. Le héros des Confessions qu’on va lire exprime, à bien des égards, la position personnelle et la conduite de Duclos dans sa vie, disons sentimentale. LES ÉDITEURS." (Avant-Propos)

Maurice Pouzet (né à Laval en 1921 et mort à Angers en 1997) est un sculpteur et illustrateur français. Formé à l'école des beaux-arts d'Angers où il suit alors des cours de décoration et de sculpture; il bifurque cependant vers le commerce en passant en 1939 le diplôme de l'école supérieure de commerce d'Angers. En 1941, il est dessinateur auprès du cabinet d'architecte Bricard. En 1942, il entame une carrière d'illustrateur au sein de l'équipe des éditions Jacques Petit, entre autres. Il participe aussi à des concours d'affichistes qui le font connaître dans cette discipline. C'est d'ailleurs une publicité pour une société ardoisière qui lui fait découvrir ses propres talents de sculpteur sur ardoise. Cette matière l'emmène à son tour vers la gravure sur métal et notamment vers des commandes de médailles pour la "Monnaie de Paris". Son œuvre se définit donc surtout par cette variété de supports voisins : il continue cette recherche vers la fin de sa vie dans le travail des cartons, des "patrons" de tapisseries. En 1980, il est fait chevalier des "Arts et Lettres".

 

Bel exemplaire pour ce joli livre illustré par Maurice Pouzet.

Les Confessions du Comte de *** par Charles Duclos (1956) | Maurice Pouzet 1/30

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