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OHNET (Georges)

LA GRANDE MARNIÈRE [LES BATAILLES DE LA VIE], par Georges Ohnet.

Paris, Paul Ollendorff, 1885 [imprimerie Georges Chamerot].

1 volume in-18 (19,3 x 14 cm) de (4)-454 pages.

Reliure de l'époque demi-maroquin havane à larges coins, dos à nerfs richement orné, double-filet doré sur les plats, tête dorée, non rogné, les deux plats de couvertures sont conservés en excellent état. Reliure signée L. GUÉTANT. Pages contiguës aux couvertures jaunes uniformément brunies par l'acidité du papier, comme toujours (recto du faux-titre et verso du dernier feuillet blanc).

ÉDITION ORIGINALE.

CELUI-CI, 1 DES 150 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE.

Il a été tiré en outre 5 exemplaires sur Japon.

Le jeune Pascal Caravajan, avocat de talent, rentre dans sa ville natale après plusieurs années d'absence. Egaré, il demande sa route à une charmante amazone. La jeune fille le renseigne et l'accompagne pendant une demi-heure, au cours de laquelle Pascal tombe sous son charme. Au moment de la quitter, il lui demande son nom. Malheur ! Elle se révèle être Mlle de Clairefond, la fille de l'ennemi juré de son père. De retour chez lui, le jeune homme se rend compte que la brouille est loin d'être apaisée; au contraire, son père fomente de sombres complots... Comment évoluera cette querelle ? De quel côté se rangera Pascal quand le malheur frappera de plein fouet la famille de Clairefond ? (Babelio).

"Ceux qui ne sont pas heureux sont facilement injustes" (La Grande Marnière).

Georges Ohnet (1848-1918) tout d'abord journaliste et auteur de théâtre, c'est en écrivant la saga "Les batailles de la vie" qu'il rencontra le succès. Le maître de forges et La grande Marnière sont parmi les plus connus et furent tirés à très grand nombre. Ont dit de lui qu'il fut en quelque sorte un Anti-Zola par la forme et les thématiques. Ohnet fut l'historiographe de la bourgeoisie française et de l'aristocratie quand Zola décrivait les mineurs de fond et les filles de rien. Les critiques lui ont reproché des longueurs dans les descriptions qu'il fait (on pourrait faire la même chose à Zola) et quelques platitudes. Jules Lemaître s'exprime ainsi à son sujet : "Les quelques qualités de ces romans, étant purement scéniques, échappent à la lecture. On y trouve, en revanche, l'élégance des chromolithographies, la noblesse des sujets de pendule, les effets de cuisse des cabotins, l'optimisme des nigauds, le sentimentalisme des romances, la distinction comme la conçoivent les filles de concierge, la haute vie comme la rêve Emma Bovary, le beau style comme le comprend M. Homais. C'est du Feuillet sans grâce ni délicatesse, du Cherbuliez sans esprit ni philosophie, du Theuriet sans poésie ni franchise : de la triple essence de banalité." (Les Contemporains. Études et portraits littéraires, première série, Paris, librairie H. Lecène et H. Oudin, 1886, p. 354.). On sait ce qu'il reste de l'oeuvre de Jules Lemaître ...

La Grande Marnière a été porté à l'écran au cinéma en 1943 (après une première version muette en 1912).

Référence : Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, VI, col. 260.

BEL EXEMPLAIRE.

La Grande Marnière par Georges Ohnet (1885). Edition originale sur Hollande

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