VIEL-CASTEL (Comte Horace de).

MARIE-ANTOINETTE ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE. Recherches historiques par le Comte Horace de Viel-Castel suivie des Instructions morales remises par l'Impératrice Marie-Thérèse à la reine Marie-Antoinette lors de son départ pour la France en 1770 et publiées d'après le manuscrit inédit de l'Empereur François son père.

Paris, J. Techener, 1859

1 volume in-12 (18 x 12 cm) de 360-LXXXII-(2) pages.

Reliure de l'époque demi-chagrin châtaigne grillée, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, initiales A.P. dorées en queue (provenance indéterminée). Très bon état, reliure et intérieur frais.

ÉDITION ORIGINALE.

Une suite au format in-4 était envisagée. Elle n'a jamais paru. Cet ouvrage n'a jamais été réimprimé ni réédité.

L'histoire des Instructions morales de l'Impératrice Marie-Thérèse à sa fille est assez intéressante. Le manuscrit ayant échappé aux terreurs de la Révolution Française, c'est un amateur anglais qui en fut le dépositaire. Le libraire-bibliophile J. Téchener put l'acquérir dans une vente aux enchères faite à la suite du décès de ce collectionneur. Téchener s'engage clairement dans le camp des défenseurs de la reine guillotinée. Il demanda alors à un historien impartial (Horace de Vieil-Castel) de faire justice des calomnies transmises sans preuves, de génération en génération.

Le comte Marc-Roch-Horace de Salviac de Viel-Castel, né à Paris le 16 août 1802 et mort le 1er octobre 1864, fut un conservateur du Louvre. Il était le frère cadet du baron Louis de Viel-Castel, de l'Académie française. Bonapartiste, il soutint toujours Napoléon III, fut un proche de la princesse Mathilde et d'Alfred de Musset, et fut le "bras droit" de Nieuwerkerke - amant de la princesse, qui favorisa sa double carrière de sculpteur académique et de surintendant des Beaux-Arts - jusqu'à sa disgrâce, survenue le 12 mars 1863. Cet amateur d'art et collectionneur fut désigné comme conservateur du "Musée des Souverains" le 1er décembre 1852, poste qu'il occupa jusqu'en mars 1863. Les Mémoires qu'il rédige de 1851 à sa mort en 1864 témoignent de la société du Second Empire. Bien que riches en détail sur les plans historique et politique, c'est leur style « piquant » et méchant qui vaudra à l'auteur une postérité sombre lors de leur publication vingt ans après sa mort : un misanthrope, un réactionnaire. Son activité de "commère mondaine" lui valut le surnom de Fiel-Castel; ses cibles favorites furent Léon de Laborde, le prince Napoléon et Victor Hugo; à noter aussi son anglophobie et sa chronique de l'homosexualité sous ce règne (source : Wikipédia).

BEL EXEMPLAIRE.

Horace Vieil-Castel. Marie-Antoinette et la Révolution Française (1859). Bel ex.

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