François-René de Chateaubriand, Fiévée, Marie-Barthélémy de Castelbajac, le comte O'Mahony, le vicomte de Bonald, l'abbé de Lamennais, Villèle, Charles-Marie d'Irumberry de Salaberry, et Joseph Fiévée, etc.

Le Conservateur.

Paris, Au bureau du Conservateur, chez Le Normant Fils, 1818-1820. De l'imprimerie de Le Normant (Rue de Seine).

6 volumes in-8 (20 x 13,5 cm) de 632, 656, 624, 640, 632 et 640 pages.

Cartonnage strictement de l'époque plein papier vert amande, dos lisses ornés de filets dorés et de fleurs de lys dans les caissons, titres et tomaisons dorés. Reliures en bon état d'usage avec les dos brunis et les coins émoussés (petit accroc à l'extrémité de la coiffe supérieure du dernier volume), petit fendillements du papier de couverture aux mors, sans incidence sur la solidité de l'ensemble, plats et dos plus ou moins frottés. Intérieur frais malgré les rousseurs habituelles. Bon papier chiffon (assez fin).

Tirage unique et complet de ce périodique "ultra-royaliste".

Ensemble bien complet de tout ce qui a paru de ce périodique ultra-royaliste dirigé par Chateaubriand et quelques amis liés à la cause monarchique. Soit au total 78 livraisons imprimées d'octobre 1818 à mars 1820. La devise de ce journal est imprimée en exergue de chaque page de titre : "Le Roi, la Charte et les Honnêtes Gens." Les auteurs dénonçaient principalement la politique du gouvernement d'Armand Emmanuel du Plessis de Richelieu puis celle d'Élie Decazes, accusés de défendre des intérêts révolutionnaires mettant en péril la Charte de 1814. Dans ses Mémoires d'Outre-tombe, Chateaubriand estime que la "révolution opérée par ce journal fut inouïe : en France, il changea la majorité dans les Chambres ; à l'étranger il transforma l'esprit des cabinets". Le Conservateur a cessé de paraître en 1820, afin de protester contre le projet de loi sur le rétablissement de la censure.

"En résumé, c'est dans ce recueil justement célèbre, foyer ouvert à tous les regrets, à tous les ressentiments à toutes les exagérations des ultra, qu'il faut surtout chercher la politique royaliste pendant les dix-huit mois qu'il vécut. A sa dissolution, quelques-uns île ses rédacteurs, en tête desquels était Lamennais, fondèrent Le Défenseur, journal religieux, politique et littéraire. 1er mars 1820-11 oct. 1821. 6 vol. in-8°. Cette nouvelle feuille devint le champion ardent, passionné et pour ainsi dire officiel de la philosophie de Lamennais. Il y eut pour collaborateurs MM. de Bonald, Saint-Victor, Genoude, le cardinal de la Luzerne, Lamartine, etc." (Hatin, p. 340).

"Quant à nous, nous ne craignons rien. Nos principes sont ceux de la religion, de l'ordre et de la justice : tôt ou tard nous triompherons avec ces principes. La vérité renversera toujours l'édifice de l'erreur et du mensonge. Partout où le paganisme avait placé ses faux dieux, le ciel envoya un destructeur; chaque temple païen vit un Barbare armé à ses portes. La Providence n'arrêta la torche et le levier que quand la race infidèle fut changée : alors une croix s'éleva sur les monuments, et tout fut dit." (Chateaubriand, extrait du Conservateur).

Références : Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française etc., pp. 338-340.

Intéressant exemplaire conservé dans un encore-élégant et fragile cartonnage de l'époque, crânement décoré à la fleur de lys.

Provenance : aucune (personne n'ayant eut l'audace d'y laisser son nom ...).

Très bon exemplaire bien complet.

Fr.-R. de Chateaubriand. Le Conservateur (1818-1820). 6 vol. in-8. Cartonnage

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