Anatole FRANCE - Léon LEBÈGUE, illustrateur - Octave UZANNE, éditeur
LA LEÇON BIEN APPRISE, conte par Anatole France imagé par Léon Lebègue pour les Bibliophiles indépendants.
Paris, Bibliophiles indépendants [H. Floury, libraire], [mai] 1898, [sur les presses de Lahure à Paris].
1 volume petit in-4 (23,8 x 17,6 cm), broché de XXIV-(1) pp., et une suite de chaque page en noir sur Chine brochées à la fin du volume. Toutes les pages sont illustrées pleine page (27) et mises en couleurs au pochoir à l'aquarelle. Excellent état. Tel que paru.
Tous les exemplaires sont imprimés sur un beau papier Japon de cuve, la suite non aquarellée est reliée in fine sur papier de Chine.
Édition originale.
Édition bibliophilique dirigée par Octave Uzanne pour les Bibliophiles Indépendants.
Tirage à 210 exemplaire seulement pour les souscripteurs.
Celui-ci imprimé au nom de M. Archbold Aspol (n°108).
Bien complet de la suite de toutes les pages en noir au trait, sur papier de Chine.
La Leçon bien apprise d'Anatole France (qui sera reprise dans les Contes de Jacques Tournebroche en 1909 et illustrés par le même Léon Lebègue) est un conte moyen-âgeux du temps de Louis XI. L'histoire de Violante, une femme mal mariée dans sa jeunesse à un avocat très aigre, malingre et faible de complexion. La dame aimait joyaux et dentelles, se laver le visage au lait d'ânesse. Son confesseur la réprimandait sur sa légèreté. Les amants se bousculent mais elle se refuse en dame vertueuse déclarée. A son confesseur qui part pour Venise elle demande de rapporter un miroir. Celui-ci lui ramène un crâne de mort ! Voilà ce qu'elle deviendrait si elle continuait à jouer la coquette. La dame dit retenir la leçon. Mais un Chevalier de ses soupirants vint à la prendre par force ... enfin presque. La dame s'étant livrée sans trop de résistance. Elle avait retenu la leçon : il faut se hâter de faire l'amour et bien remplir le petit espace de temps qui nous est réservé pour cela. La leçon était apprise ... et l'avocat malingre ... cocu !
Ce livre magistralement illustré avec toute la truculence rendue par les aquarelles de Léon Lebègue, est l'un des plus réussis pour les Bibliophiles indépendants. Octave Uzanne a dirigé, comme à son habitude, de bout en bout, la mise en train de ce luxueux volume.
Provenance : exemplaire imprimé pour M. Archbold Aspol. Charles Archbold Aspol (né en 1843), de Sète (Hérault), était négociant dans cette ville. Il fut l'un des premiers membres de la société des Bibliophiles Contemporains fondée par Octave Uzanne. Il fut de même de celle des Bibliophiles Indépendants. Charles Archbold Aspol fut directeur-administrateur de la Société Générale de Transports de Liquides à Sète jusqu'à sa mort (à 57 ans) peu avant le 16 mai 1900, date à laquelle il est remplacé à cette fonction (Journal Paris Capital). Il avait un fils qui prit la tête de l'agence sétoise de la société (union et descendance non retrouvée à ce jour). Décédé au printemps 1900 et le livre ayant été imprimé en mai 1898, on peut supposé qu'il n'a pas eu le temps de faire relier ce volume comme il le faisait pour les autres ouvrages luxueux de sa bibliothèque. On sait par un envoi amical d'Octave Uzanne à M. Archbold Aspol que les deux hommes s'appréciaient. Octave Uzanne le qualifiant en 1896 (sur un exemplaire des Badauderies Parisiennes illustrées par Vallotton) de "Bibliophile très artiste" (en témoignage de sincère sympathie).
Très bon exemplaire tel que paru, resté broché.
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1 250,00€Prix
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