top of page
Mulieriana (ou La Dame ou Femme au pantin) 
 
Gravure à l'eau-forte imprimée par E. Charreyre d'après une aquarelle originale de Félicien Rops
 
Cette gravure a été publiée dans le livre d'Octave Uzanne Son Altesse la Femme publié à la fin de l'année 1884 chez Albert Quantin.
 
Feuille de papier Japon : 35,8 x 26,8 cm environ | cuivre : 17,8 x 12,2 cm
 
Tirage à très petit nombre sur papier vélin contrecollé (entièrement - vélin appliqué) sur beau papier du Japon de grand format. Épreuve sans la lettre en bas de la gravure qui est normalement titrée : MULIERIANA (en lettres capitales).
 
Cette épreuve contrecollée sur Grand Japon était réservée aux 100 exemplaires de Grand Luxe de l'ouvrage précité. (1 des 2 états). Ici sur très grand Japon bien plus grand que le Japon le plus grand pour le livre.
 
Très belle épreuve. Parfait état. Superbe tirage d'époque. Voir photos.
 
RARE.

 

Destinée à illustrer Son Altesse la femme d’Octave Uzanne, La Dame au Pantin est un exemple parlant de la thématique si caractéristique de Félicien Rops (1833-1898). Pleinement inscrit dans l’esprit fin de siècle, l’artiste souhaitait démontrer la domination féminine au travers d’images particulièrement frappantes. Le pantin désarticulé, sans résistance et aux mains de la femme, en est un des plus beaux exemples. Le dessin constitue un tournant dans l’œuvre de Rops, car il est parsemé de motifs symboliques et mythologiques, s’inscrivant ainsi dans la mouvance symboliste. La Dame au Pantin est aujourd’hui conservée au Musée Félicien Rops à Namur, autrefois demeure de l’artiste. Le dessin y est exposé aux côtés de deux autres versions antérieures. La femme élève dans sa main droite la poupée de chiffon symbolisant l’homme moderne, et tient dans l’autre main un poignard ensanglanté. Le corps éventré du pantin évoque le sexe féminin, par lequel Rops suggère à nouveau la domination de la femme. De la plaie s’échappent des pièces d’or, symbole des relations indécentes entre les hommes et les femmes. Plus bas, l’on retrouve la vasque du péché originel, au pied duquel est assis un bouffon tenant une babiole macabre. Bien qu’il soit habillé comme un bouffon, ses ailes nous permettent de reconnaître en lui le petit Eros. C’est cependant la mort qu’il tient dans les mains, en lieu et place des flèches d’amour traditionnelles. Le dessin est la représentation de l’amour moderne et constitue également la réponse à la question Ubi Mulier ? (Où est la femme ? – une question portant sur la nature même de la femme). Chaque élément semble souligner davantage l’humiliation et l’asservissement de l’homme par la gent féminine.De nombreuses marionnettes figurent parallèlement dans l’œuvre de Félicien Rops : l’homme en tant que pantin de la femme, la femme elle-même pantin du diable ; les marionnettes présentes dans le bas-relief sont les jouets de la Mort, tandis que même l’Amour, déguisé en marionnette, joue avec une tête de bouffon. Marionnette du diable, la femme manipule donc l’homme, bien que tous deux soient en fait les jouets de la folie et de la mort. (Musée Rops | Site Patrimoine FRB).

1884 | Félicien Rops | Mulieriana ou la Dame ou Femme au Pantin | Héliogravure

450,00 €Prix
      bottom of page