Les Délices de la Poésie Galante, des plus célèbres auteurs de ce temps. Première et seconde partie. A Paris, chez Jean Ribou, 1666-1667 | Poésies érotiques gaillardes et scatologiques mélangées aux poésies classiques et précieuses du Grand Siècle (Corneille, Boileau, Molière, Suze, Lignières, etc).
[COLLECTIF] [CURIOSA]
Les Délices de la Poésie Galante, des plus célèbres auteurs de ce temps. Première et seconde partie.
A Paris, chez Jean Ribou, 1666-1667
2 parties reliées en 1 volume in-12 (14,1 x 9,3 cm) de 10 ff, 240 et 4 ff., 136 pages. Dont 2 pages de titres et 2 frontispices gravés. Une troisième partie en 88 pages n'est ici pas présente. La seconde partie s'arrête à la page 240 (sur 253), une pièce en vers intitulée "La Hongrie secourue, poème héroïque" manque. La seconde partie est complète. Un feuillet de table de la seconde partie interverti. Petits manques en bordure extérieure des frontispices.
Reliure demi vélin blanc du milieu du XIXe siècle, plats de papier peigne, doublures et gardes de papier marbré, pièce de titre de maroquin rouge. Très bon état. Intérieur avec papier plus ou moins teinté (roussi).
Seconde édition parue après la première de 1663 qui est très rare.
Cette seconde édition diffère beaucoup de la première avec plusieurs pièces en vers ajoutées ici pour la première fois. On y trouve notamment plusieurs poèmes scatologiques et plusieurs quatrains, stances ou sonnets licencieux et gaillards.
Notons les pièces suivantes dont le titre parle de lui-même : "Sur un pet lâché en bonne compagnie" ; "Sur un pet qu'un amant fit en présence de sa Maîtresse". D'autres pièces sur le même thème ne portent que pour titre "Madrigal" (p. 200). Il y a également plusieurs pièces gaillardes sur l'impuissance du Marquis de Langeais à honorer sa femme. Quelques autres poésies gaillardes se glissent ça et là entre les pièces de Pierre Corneille (Remerciement au Roy), les deux pièces du jeune Nicolas Boileaux, et quelques autres signées ou non dont une bien connue des bibliographe et signée Molière (Stances galantes).
Ami, songe à faire retraite :
Tu passes pour mauvais soldat ;
Vingt témoins ont vu ta défaite,
Et pas un n’a vu ton combat.
Ta Phyllis n’est point inhumaine,
Elle accuse ton seul défaut ;
Cent mille écus valent la peine
D’aller une fois à l’assaut.
La brèche en était bien facile,
Il fallait un peu de vigueur
Pour, dans un (con) comme un asile,
Sauver son bien et son honneur.
Provenance : de la bibliothèque F. REBOUL (XIXe siècle) avec ex libris.
Bon exemplaire, malgré les manques signalés, de cet ouvrage rare.
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500,00 €Prix
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