Edmond et Jules de GONCOURT

SOPHIE ARNOULD d'après sa correspondance et ses mémoires inédits. Les actrices du XVIIIe siècle.

Paris, G. Charpentier et Cie, 1885

1 volume in-18 (19 x 12,5 cm), XV-327-(4) pages.

Cartonnage bradel pleine percaline bronze doré, pièce de titre de toile lavallière, fleuron noir, date dorée en queue, relié sur brochure, couvertures jaunes imprimées conservées en excellent état, il a été relié en tête le petit papillon indicateur sur cette édition (reliure de l'époque signée PIERSON). Excellent état. Légers frottements aux extrémités des coiffes et coins, un coin avec trace de pli.

NOUVELLE ÉDITION, EN PARTIE ORIGINALE.

EXEMPLAIRE DE DÉDICACE OFFERT PAR EDMOND DE GONCOURT A OCTAVE UZANNE.

Exemplaire sur papier ordinaire (il a été tiré 50 exemplaires de luxe sur papier de Hollande). 

Cet envoi lapidaire : "à Octave Uzanne, Edmond de Goncourt" s'explique aisément quand on sait que le même Edmond de Goncourt écrira dans son Journal le 20 septembre 1887 (soit 2 années plus tard) : « Uzanne, cet homme qui a une goutte de sperme extravasée dans l'œil. » La relation entre les deux hommes de lettres fut sans doute toujours assez froide. Octave Uzanne empiétait à cette époque sur les plates-bandes d'Edmond de Goncourt en s'intéressant au XVIIIe siècle et aux historiettes qui s'y rapportent.

André Salmon écrit à propos d'Octave Uzanne qu'il avait "la réputation d'un disciple un peu cochon des Goncourt." (André Salmon, Souvenirs sans fin, 1903-1940)

Sophie Arnould eut trois éditions : chaque nouvelle découverte de documents appelait une nouvelle édition. - 1857, puis 1859 (deuxième tirage), Sophie Arnould d'après sa correspondance et ses mémoires inédits, par Edmond et Jules de Goncourt, Poulet-Malassis et De Broise. L'édition de 1859, deuxième tirage de celle de 1857 eut elle-même un retirage en 1861. - 1877, donc retouché par Edmond seul, titre identique, E. Dentu. - 1885, titre identique, Charpentier (Bibliothèque-Charpentier à 3 fr. 50 le volume)

Sophie Arnould (1740-1802) était une actrice et une cantatrice. Elle débuta en 1757, et se retira en 1778. Elle se distinguait, selon ses contemporains, par la finesse de son jeu et l'agrément de sa voix. Elle acquit une grande célébrité par ses bons mots, dont Albéric Deville a fait un recueil intitulé Arnoldiana, ou Sophie Arnould et ses Contemporaines (1813), largement utilisé par les Goncourt. Selon Élisabeth Vigée Le Brun, « Mademoiselle Arnould n’était point jolie ; sa bouche déparait son visage, ses yeux seulement lui donnaient une physionomie où se peignait l’esprit remarquable qui l’a rendue célèbre. On a répété et imprimé un nombre infini de ses bons mots » . Elle créa le rôle éponyme d’Iphigénie en Aulide de Gluck ainsi que celui d' Iole dans Hercule mourant d'Antoine Dauvergne. De sa relation adultère avec le duc de Lauragais, elle eut quatre enfants, dont Antoine-Constant de Brancas, colonel du Premier Empire mort à Essling. Elle fit partie de la société chantante La Dominicale fondée par le célèbre chirurgien Louis et dont furent membres Vadé, Crébillon fils, Pierre-Yves Barré, Coqueley de Chaussepierre. (source : Wikipédia)

Provenance : Bibliothèque Octave Uzanne avec son ex libris gravé par Aglaus Bouvenne (n°197 de la vente de mars 1893) ; Bibliothèque Bertrand Hugonnard-Roche (avec son monogramme BHR et la date d'acquisition, à l'encre)

BEL EXEMPLAIRE AVEC ENVOI AUTOGRAPHE.

Sophie Arnould par Edmond de Goncourt (1885). Exemplaire avec envoi à O. Uzanne

€850.00Prix
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