[Attribué à Jean-Baptiste Morvan de Bellegarde et Jacques du Rosel].

Conduite pour se taire et pour parler, principalement en matière de religion.

A Paris, chez Simon Benard, 1696

1 volume in-12 (17 x 10 cm) de (12)-285-(2) pages.

Reliure plein veau brun de l'époque usagée. Large manque cuir arraché au second plat, manque de cuir en haut et en bas du dos, coiffes arrachées, coins et coupes usés, pièce de titre absente. Reliure néanmoins solide. Intérieur assez frais, imprimé sur beau papier. Quelques petits travaux de vers sans gravité. Quelques taches et salissures.

Edition originale rare.

Cet ouvrage a été achevé d'imprimer le 20 décembre 1695. Le nom de l'auteur n'est pas dévoilé. L'ouvrage se compose de deux parties, la première donnant lieu aux différents principes et prescriptions pour parler ou se taire à bon escient, plus particulièrement lorsqu'il est question de religion. Des défauts des diverses personnes : des jeunes personnes, des personnes avancées en âge, des Grands, du Peuple, des Savants, des Ignorants. A chaque fois l'auteur apporte les remèdes à ces défauts. La seconde partie est un Soliloque ou Réflexions particulières sur les Passions déréglées des hommes, qui sont les auteurs et les approbateurs de la Nouveauté en matière de religion (pp. 217 à 270). Attribué soit à M. Jean-Baptiste Morvan de Bellegarde (1648-1734), soit au jésuite Jacques du Rosel (1643-1697), cet ouvrage a été oublié pendant près d'un siècle avant d'être plagié (il faut l'écrire ainsi) par l'abbé Dinouart qui en donne une édition publiée en 1771 sous le titre : L'art de se taire, principalement en matière de religion. 

Le Journal des Savants pour l'année 1696 en donne le compte rendu suivant : Il n'y a rien de plus important pour la conduite de la vie, que de parler & de se taire à propos. L'Auteur engagé par les prières d'un homme de considération à traiter ce sujet, établit d'abord des principes. Les plus nécessaires sont qu'il faut se taire lorsque l'on n'a rien à dire qui vaille mieux que le silence : Qu'il n'y a pas moins de faute à se taire quand on est obligé de parler, qu'à parler quand on devrait se taire : Qu'en général il y a moins de danger à se taire qu'à parler : Que jamais l'homme ne se possède mieux que quand il se tait. II apporte ensuite les différentes espèces de silence, qui sont qu'il y en a un prudent & un artificieux, un complaisant & un moqueur ; un spirituel & un stupide ; un silence d’approbation & un silence de mépris. En faisant l'application de ces principes, il donne des règles de se taire & de parler par rapport aux matières dont on parle ou dont on se tait & par rapport aux personnes qui se taisent, ou qui entreprennent de parler. Les plus importantes matières sont celles de la Religion, & ce sont aussi les seules auxquelles l'auteur s'arrête. Les personnes sont les jeunes & les avancés en âge, les grands & le peuple, les savants & les ignorants. II examine dans le reste du livre ce qui leur convient d'observer, soit pour parler ou pour garder le silence. Comme il est homme de méditation & de raisonnement, accoutumé à s'entretenir seul dans la retraite & dans le silence, il a mis à la fin ses réflexions fur les passions déréglées des hommes, qui introduisent des nouveautés en matière de Religion, & de ceux qui les favorisent.

Il existe une seconde édition de 1697, une contrefaçon hollandaise la même année que l'édition originale. Une autre édition a été donnée au début du XVIIIe siècle.

Cet ouvrage ne se trouve pas facilement si l'on en croit son absence des catalogues de libraire présents en ligne (novembre 2019). L'exemplaire mérite donc une habile restauration de la reliure.

Peu commun. A restaurer.

Morvan de Bellegarde ou J. du Rosel Conduite pour se taire et pour parler (1696)

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