[Anonyme].

La Farce de Maistre Pierre Pathelin, avec son Testament à quatre personnages. Nouvelle édition.

A Paris, De l'imprimerie d'Atoine-Urbain Coustelier, 1723

1 volume in-12 (16,3 x 9,7 cm) de (7)-147 pages.

Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs richement orné, triple-filet doré en encadrement des plats, double-filet doré sur les coupes, tranches dorées, jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne (reliure de la seconde moitié du XIXe siècle signée Chambolle-Duru). Exemplaire à l'état proche du neuf. Quelques légères rousseurs.

La Farce de Maître Pathelin (ou La Farce de Maistre Pierre Pathelin, La Farce de Pathelin, Farce Maître Pierre Pathelin, Farce de Maître Pathelin) est une pièce de théâtre (du genre de la farce) composée à la fin du Moyen Âge, vers 1456-1460. La première édition imprimée est datable de 1485. Souvent considérée comme anonyme, cette œuvre est parfois attribuée à Guillaume Alexis, voire à François Villon. Les références au monde de la justice (procès, juge, avocat...) émaillant la pièce, certains avancent qu'elle a pu être écrite par un homme de justice. Mais, d’après Bruno Roy, l’auteur le plus probable serait Triboulet, le bouffon de René d’Anjou. La pièce constitue le meilleur et l’un des plus anciens chefs-d’œuvre du théâtre comique médiéval ; elle est, en outre, souvent considérée comme la première pièce comique de la littérature française.

Maître Pathelin, avocat rusé, anciennement populaire mais désormais sans cause, décide de refaire sa garde-robe sans que cela lui coûte un sou. Il dupe et vole le drapier Guillaume Joceaulme ; Pathelin emporte une pièce de tissu et invite le marchand à venir se faire payer chez lui. Devant Guillaume, Pathelin et sa femme Guillemette jouent la comédie du mourant et de la femme en pleurs, et Guillaume repart en courant. Il croit que c'est le diable en personne qui est venu lui jouer un tour. Le berger Thibault l'Agnelet vient trouver Pathelin pour lui demander de le défendre dans un procès contre son maître, Guillaume Joceaulme, auquel il a égorgé des brebis. Pathelin propose une ruse à Thibault : qu'il se fasse passer pour un simple d'esprit, devant le Tribunal, et réponde à toutes les questions en bêlant comme un mouton. Mais Guillaume, le drapier, reconnaît Pathelin, et tente également de dénoncer son vol de draps devant le juge. Cependant, en accusant tour à tour Pathelin et Thibault, Guillaume s'emmêle dans ses paroles, et passe pour un imbécile (c'est alors que le juge, qui ne veut entendre parler que de l'histoire des moutons de Thibault et non du vol de draps, emploie l'expression célèbre « Revenons à nos moutons »). À l’issue du procès, plaidé par Maître Pathelin et gagné par le berger, Pathelin ne parviendra pas à se faire payer, car l'Agnelet, plus rusé que lui, répondra en bêlant à toutes les demandes de son défenseur.

Cette édition, donnée par l'imprimeur-libraire Antoine-Urbain Coustelier, fait partie d'une série de dix pièces anciennes remises au jour entre 1723 et 1724 (Villon, Marot, Crétin, Coquillart, Martial d'Auvergne, Racan). Cette édition de la Farce de Maistre Pathelin a été établie par Bernard de La Monnoye d'après un exemplaire corrigé d'une ancienne édition.

Très bel exemplaire parfaitement établi par Chambolle-Duru.

La Farce de Maistre Pathelin (édition Coustelier, 1723). Maroquin Chambolle-Duru

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