François Huber.

Nouvelles observations sur les abeilles, par François Huber. Seconde édition, revue, corrigée et considérablement augmentée.

A Paris, chez J. J. Paschoud et à Genève, chez le même, 1814

2 volumes in-8 (21,5 x 14 cm) brochés de (2)-362 et 479-(3) pages. Couvertures d'origine en papier gris bleu, étiquettes de titre aux dos. Exemplaire en partie non coupé, non rogné, très frais. Beau papier. Quelques rousseurs sans importance.

Exemplaire broché sans les 14 planches requises (2 planches pour le premier volume et 12 planches pour les deuxième volume). Il n'y a aucun manque apparent dans le brochage, les planches n'ont pas été brochées dans le volume à l'époque. Nous fournirons à l'acquéreur une version numérisée des 14 planches sur support électronique (clé USB ou carte SD).

Seconde édition.

La première édition date de 1792 en un seul volume in-8. Le naturaliste genevois François Huber (1750-1831) est devenu l’un des plus grands spécialistes des abeilles de son époque sans pouvoir les voir : il était aveugle et réalisait ses recherches à travers les yeux et les mains de son fidèle domestique, François Burnens. Il rédige sur ces petits insectes sociaux un ouvrage de référence, paru en 1814 (seconde édition), qui établit des connaissances qu’aujourd’hui encore tout apiculteur amateur se doit de maîtriser : la production de la cire, la fécondation des reines, la construction des cellules et des rayons, etc. Il réalise cette prouesse par le truchement de François Burnens, domestique doué et dévoué qui, durant des années, met ses mains et surtout ses yeux au service de son maître. C’est pourquoi l’on peut considérer sans exagérer que les Nouvelles observations sur les abeilles, l’œuvre du naturaliste genevois édité une première fois en 1792 puis réédité et passablement augmenté en 1814, ont été rédigées à quatre mains. La première invention qui vaut à François Huber une renommée internationale est la «ruche en livre». En se basant sur le modèle utilisé par le naturaliste français René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757), il développe, sur les conseils de Charles Bonnet un dispositif composé d’une série de cadres qui s’ouvrent et se ferment comme les pages d’un livre. Cette disposition lui permet de conserver la dimension de grappe des ruches naturelles tout en ayant la possibilité d’observer les activités des abeilles au cœur de leur nid en ouvrant une section sans déranger le reste de la colonie. Dans une version ultérieure, il met même au point une ruche d’observation formée d’une caisse dans laquelle les rayons peuvent être manipulés indépendamment. « Il s’agit indéniablement de l’ancêtre de la ruche moderne à cadres mobiles qui a été brevetée en 1852, par le pasteur américain Lorenzo Lorraine Langstroth », estime Francis Saucy. (extrait de Campus n°124, Magazine l'Université de Genève, consulté en ligne). Huber s'intéressa de très près à l'architecture des rayons, à la fécondation en plein vol, etc.

Provenance : ex libris moderne imprimé en forme d'abeille (indéterminé) contrecollé au contreplat de chaque volume.

Bel exemplaire tel que sorti des presses (mais sans les planches).

François Huber. Nouvelles observations sur les abeilles (1814). Bel exemplaire

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