Etienne Cabet.

Révolution de 1830 et situation présente (mai 1833) expliquées et éclairées par les révolutions de 1789, 1792, 1799 et 1804, et par la Restauration, par Cabet, député de la Côte d'Or. 2e édition.

Paris, Deville-Cavelin et Pagnerre, 1833 [imprimerie de A. Aufray]

2 volumes in-12 brochés (17,7 x 10,8 cm) de (2)-247-(1) et 276 pages. Couvertures imprimées avec quelques usures et salissures, sans gravité. Intérieur en bon état, avec quelques rousseurs et coins repliés. Bon papier chiffon.

Deuxième édition.

La première édition a paru en 1832 chez Auguste Mie au format in-8.

"Ce que je prévoyais est arrivé : la colère du pouvoir m'a forcé de comparaître devant les tribunaux ; mais les juges du pays ont condamné mon accusateur. Cependant, mon but ayant été d'être utile en éclairant la masse du peuple, ma tâche n'est point encore accomplie : il me reste à donner à mon ouvrage la plus grande publicité. J'en fais donc une seconde édition à 10.000 exemplaires, au plus bas prix possible, afin que les citoyens les plus pauvres puissent en faire l'acquisition. [...]" (extrait)

De cette nouvelle édition ont été retranchés les débats parlementaires sur l'Italie, la Pologne et la Belgique ; l'auteur y a ajouté la curieuse conversation de Louis-Philippe avec MM. Laffitte, Odilon Barrot et Arago, ainsi qu'une notice sur son procès.

Ce dijonnais, fils d'un maître-tonnelier, né en 1788 et mort à Saint-Louis (Missouri, USA) en 1856, était un théoricien politique français, classé parmi les socialistes utopiques par Karl Marx et Friedrich Engels, qui lui opposent un socialisme scientifique. Il se définissait lui-même comme "communiste". Il participe activement à l'insurrection de juillet 1830. Élu député de la Côte-d'Or en juillet 1831, il fonde en septembre 1833, Le Populaire, un journal ultra-démocratique dans lequel il attaque avec violence le gouvernement de Louis-Philippe. Interdite deux ans plus tard, la publication reparaît en mars 1841, encore plus virulente que dans la première version. Condamné en 1834 à deux ans de prison pour délit de presse, il préfère se réfugier en Angleterre, où il fréquente notamment Martin Nadaud (1815-1898)4, le maçon de la Creuse en passe de devenir député. Grâce à l’apport de ce dernier et de réformistes anglais, dont Robert Owen (1771-1858), philanthrope communisant, il poursuit sa formation politique. Lors de ce séjour, il découvre également les conditions déplorables dans lesquelles travaillent les ouvriers dans les usines britanniques. C'est en 1840, à Londres, qu'il écrivit l'ouvrage pour lequel il est le plus connu, Voyage en Icarie (publié pour la première fois sous ce titre en 1842 et sous son véritable nom), description d'une cité idéale. Il fonda en 1848 une communauté utopique du même nom, Icarie, sur les bords de la rivière Rouge, au Texas. Elle sera active jusqu'en février 1895 (dissoute par défaut de colons suffisants pour assurer la production).

La société idéale de Cabet est basée sur cet axiome : « La passion aveugle pour la liberté est une erreur, un vice, un mal grave. »  Pour Cabet c’est l’intérêt supérieur de la communauté auquel doivent se soumettre toutes les volontés et toutes les actions.

Agréable exemplaire broché, tel que paru en librairie.

Etienne Cabet. Révolution de 1830 et situation présente (mai 1833)

€350.00Prix
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