Claude TILLIER.

Mon oncle Benjamin. Avec les variantes, une clef des Personnages du roman par Alfred Massé. 12 fac-similés et 184 aquarelles originales par Pierre Paschal.

Dorbon Aîné, Paris, s.d. (1930)

2 volumes in-4 (27,5 x 21,5 cm) de LI-206 et 207 à 442-(1) pages (pagination continue).

Reliure plein maroquin châtaigne, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, encadrement intérieur de maroquin souligné de trois filets dorés concentriques (reliures signées P. MANNE). Exemplaire à l'état proche du neuf. Quelques légères décharges sur quelques feuillets en regard des aquarelles. Tous les papiers de soie protecteurs sont présents, reliés dans les volumes.


Tirage à 520 exemplaires. Celui-ci, 1 des 450 sur papier vélin à la forme de Vincent Montgolfier filigrané au bouquineur (papier spécialement fabriqué pour l'éditeur Dorbon). Les aquarelles au pochoir sont dues à Jacomet.

Le roman est constitué par le récit d'un narrateur rapportant quelques épisodes de la vie du frère de sa grand-mère, Benjamin Rathery, qui est donc en réalité son grand-oncle. Le lieu du récit est Clamecy, l'époque est la fin du règne de Louis XV ou le règne de Louis XVI, au moins dix ans après la bataille de Fontenoy. Le narrateur est le fils de Gaspard Machecourt, fils aîné de la sœur de Benjamin et d'un huissier de justice de Clamecy. Âgé de 28 ans, Benjamin Rathery est un médecin peu convaincu, ne voulant pas payer ses dettes, plutôt amateur de bonnes bouteilles, assez cultivé, portant l'épée, célibataire convaincu. Sa sœur, chez qui il vit, cherche à le convaincre de se marier, ce qu'il accepte à la suite d'un incident de beuverie : il a blessé son beau-frère au cours d'une parodie de duel. Le choix se porte sur la fille d'un autre médecin des environs, Minxit. 

Claude Tillier, né le 11 avril 1801 à Clamecy (Nièvre) et mort le 12 octobre 1844, fut un pamphlétaire et romancier français. Fils d'un serrurier aux maigres ressources, il réussit à suivre des études au lycée de Bourges grâce à une bourse accordée par la ville de Clamecy. Ses classes terminées, la modicité de sa fortune l'oblige à embrasser la profession de maître d'études à Soissons, puis à Paris. Il raconte dans ses mémoires comment « son bouquet de rhétorique au côté, comme un domestique à la Saint-Jean, il alla offrir ses services aux revendeurs de grec et de latin de la capitale ». Il finit par être renvoyé, et, en 1821, il tombe au sort et effectue un service militaire de six ans. À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d'école. Parallèlement, il œuvre comme journaliste à L’Indépendant à Clamecy, puis à L’Association, un journal démocratique de Nevers, pour lesquels il écrit aussi des feuilletons. Ses prises de position à l'encontre des notables locaux lui coûtent son poste de directeur à Clamecy. Il meurt d'une maladie de poitrine et repose à Nevers 

Sobres et élégantes reliures de Paul Manne sur un classique de la littérature nivernaise.

Paul Manne (ancien élève de l'École Estienne établi à Paris rue Princesse en 1933, puis rue Mabillon en 1934, décédé en 1981 - Fléty, Dict. des relieurs p. 119)

Somptueux exemplaire ayant eu les honneurs de reliures en plein maroquin de qualité.

Claude Tillier. Mon Oncle Benjamin. Dorbon Aîné, 1930. Reliures plein maroquin

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